5 Septembre 2026
Cette année, pour nos vacances d'été, destination le Costa Rica !
Le Costa Rica est connu pour sa biodiversité, sa nature luxuriante, et la faune que l’on peut y trouver. Mais on a souvent tendance à imaginer ce pays comme un zoo à ciel ouvert et ce n’est pas tout à fait le cas, il faut savoir ouvrir l’œil!
Pour préparer ce voyage, je me suis aidée, comme à mon habitude, d’articles de blog, de groupes de voyageurs sur Facebook, mais aussi d’expériences personnelles d’amis ayant déjà visité le pays, j’espère que cet article vous aidera aussi à préparer le vôtre!
Durant cette préparation, je me suis rendue compte que cela allait être une destination assez coûteuse. En effet, toutes les activités et visites sont ici payantes, le moindre sentier, la moindre cascade! Il est donc conseillé de préparer son voyage pour bien choisir ses visites et les budgétiser!
J1-J3: San José - Tortuguero (env. 3h de route+ 1heure de bateau)
J3-J5: La Fortuna (env. 1 heure de bateau + 4 heures de route)
J5-J8: Monteverde (env. 3 heures de route)
J8-J11: Samara (env. 3 heures de route)
J11-J13: Manuel Antonio (env. 5h30 de route)
J13-16: Bahia Drake (env. 5h de route)
J16: San José (env. 7h de route)
J17: Vol retour
La haute saison touristique au Costa Rica se situe de décembre à avril. Nous sommes partis au mois de juillet, saison des pluies, mais qui connaît un peu de répit avec le "Veranillo de San Juan", avec des journées ensoleillées et des averses en fin d’après-midi. Notre expérience ici, cela a été effectivement des averses en fin de journée, mais parfois également en journée, et celles-ci peuvent être très fortes. Quelques jours avant notre arrivée, il y a eu plusieurs jours de pluie non stop. Cette année le climat a également été perturbé par El Niño. Nous avons eu beaucoup de chance sur notre parcours, en n’ayant aucune visite sous la pluie mais je dirais que cela peut être un peu quitte ou double, car certaines personnes voyageant à la même période que nous avec un ordre de régions différent, ont eu quelques déconvenues avec la météo et ont été contraints de bousculer leur programme (d’après les échanges lus sur les groupes FB)…
Durant la saison des pluies, les activités se font tôt le matin, et l’après-midi c’est "averses-repos"! Les avantages de cette saison, une nature verdoyante, et un peu moins de monde, mais si on veut jouer la sécurité, je ne sais pas si je conseillerais cette période!
La monnaie locale est le Colónes (1000 colónes =2€), mais il est possible de payer en dollars américains un peu partout, ou par carte bancaire. Les guides préfèrent être payés en espèces, de même que certaines excursions/visites, cela leur permettant de ne pas payer les taxes.
Nous étions partis avec des dollars (achetés au Comptoir Change Opera, dont nous avions déjà testé les services pour le Japon et dont nous avons toujours été satisfaits) pour ne pas avoir à faire de change. Nous avons aussi retiré directement dans des distributeurs.
Il est conseillé d’utiliser les distributeurs automatiques des banques plutôt que ceux des épiceries. Il faut savoir qu’à Tortuguero il n’y a aucun distributeur, il est préférable donc d’avoir un peu de monnaie pour les petits achats, mais sinon la carte bancaire est acceptée dans tous les restaurants.
Pour notre période du mois de juillet, je voulais être sûre de la météo locale pour certaines activités, je n’ai donc rien réservé à l’avance, et il n’y a eu aucun problème de disponibilité.
Seule l’entrée au parc national du Corcovado doit être anticipée car le nombre d’entrées est limité chaque jour à 130 entrées. Je vous en reparlerai plus tard, mais il existe plusieurs entrées pour le parc, celle de la Sirena est la plus connue. Au moment de notre réservation, un mois avant notre arrivée, il n’y a avait déjà plus de place, nous avons donc réservé l’entrée par la station San Pedrillo.
Pour notre période de moins haute saison, je pense qu’il est toujours possible de trouver des logements disponibles. Je suis toujours partisane de la réservation à l’avance car j’aime trouver des hébergements parfois insolites, ou avec un certain confort, et dans ce cas l’anticipation est nécessaire.
Il est important de prendre en compte les lieux d’intérêt à visiter dans la localisation des logements, étant donné qu’il est préférable de commencer tôt ses journées au Costa Rica pour avoir le maximum de chance d’apercevoir les animaux. J’ai toujours fait en sorte que nous ayons peu de route à faire le matin.
Oui elle l’est dans la plupart des régions, sauf à Tortuguero et dans la région de Bahia Drake (proche Corcovado), il est donc possible de boire l’eau du robinet, de même que celle des restaurants, crudités, glaçons. En revanche, ce que nous ont dit certains costariciens, c’est qu’elle subit beaucoup de traitements, et qu'elle peut parfois être très calcaire, les locaux ne la boivent donc pas forcément au quotidien. Durant 15 jours de vacances, pas de problème, mais nous avons tout de même alterné avec l’eau en bouteille.
Oui, elle est même indispensable, et un 4x4 de préférence, car certaines régions et routes du Costa Rica le nécessitent vraiment! Nous sommes passés par Destination Costa Rica, qui proposait les meilleures conditions, comme l’absence de franchise, toutes les assurances incluses. Il est très important de faire attention à toutes ces conditions.
En cas d’accident au Costa Rica, il ne faut surtout pas déplacer le véhicule, car cela pourrait être retenu comme dissimulation de preuves. Il faut rester sur place et appeler directement la police.
Un conseil: utiliser l’application Waze qui nous a toujours fait emprunter les chemins praticables, et dont les estimations de temps étaient plutôt correctes.
Les routes sont dans l’ensemble en bon état. Il est tout de même (comme je le précisais plus haut) préférable d’avoir un 4x4 pour certaines routes et chemins de terre ou très pentus.
La vitesse est limitée en général à 80km/h sur les grandes routes, et moins sur les petites, donc les temps de trajet sont trèèèès longs au Costa Rica, pour de petites distances parcourues!
Au Costa Rica, les taxes ne sont pas forcément incluses dans les prix indiqués, notamment pour les excursions, mais aussi au restaurant (où s’appliquent en supplément à la caisse +13% pour l’IVA et +10% pour le service). Faites donc attention, car même dans les réservations de logements que j’ai pu faire via Booking (chez des particuliers uniquement), j’ai été surprise de finalement payer plus que prévu, les taxes n’étant pas annoncées au départ.
- un poncho (indispensable en saison des pluies)
- des housses de protection de sac pour la pluie
- un sac imperméable pour les sorties en bateau
- une paire de jumelles (idéalement 1/personne - nous en avions 3 pour 4, car quand il faut voir l’animal les minutes sont comptées!)
- les chaussures d’eau pour les sorties snorkelling (mais non indispensables car ils prêtent les palmes pour nager), le masque snorkelling Decathlon pour les enfants qui n'aiment pas les tubas!
- crème solaire et répulsif anti moustiques
- pantalon de randonnée/short 2 en 1 (très pratique avec cette météo)
Etre guidé est toujours plus enrichissant où que l’on se trouve, mais cela prend tout son sens au Costa Rica lorsque l’on veut observer des animaux dans les parcs, notamment en début de séjour. Le guide va vous permettre d’apprendre à repérer les arbres sur lesquels se trouvent les paresseux, le type de branches sur lesquelles se trouveront les oiseaux, et repérer aux sons comment les chercher. Ensuite, il vous sera plus facile d’en repérer vous-mêmes avec un œil et une oreille plus avertis!
- la carte Tout Costa Rica: « Tout Costa RIca » est un réseau français basé dans plusieurs pays d'Amérique centrale, dont le Costa Rica, et qui propose de nombreux partenariats pour les hébergements et les activités, et qui permet donc d’obtenir des réductions avec ses partenaires. La carte coûte 80$, elle est rentabilisée rapidement selon les activités pratiquées. Il n’y a aucune réduction sur les entrées des parcs nationaux, mais par exemple seule l’activité des tyroliennes du Selvatura parc de Monteverde permet d’obtenir une réduction de plus de 120$.
Nous l’avons utilisée pour les ponts suspendus du Mistico Parc de la Fortuna, et pour l’entrée de la réserve Curi Cancha de Monteverde.
De plus, elle donne accès à un briefing une fois sur place (en direct ou en visio ce que j’ai fait), et à une assistante gratuite à tout moment si besoin.
- Télécharger l’application Merlin pour identifier les chants des oiseaux, nous l’avons téléchargée en fin de parcours sur les conseils de Greg notre guide de Manuel Antonio, elle nous aurait bien servi avant!
Nous avons atterri à San José (en partant de Barcelone avec une escale à Bogota) vers minuit. J’avais donc réservé un hôtel (Le Holiday Inn express) situé à 5 minutes de l’aéroport qui propose des navettes gratuites 24h/24 (je n’avais à ce moment-là pas encore décidé de souscrire à Tout Costa Rica, mais je pense qu’il est plus avantageux de réserver un logement via le réseau). Notre temps étant compté, je n’avais pas prévu de visiter la capitale, mais de partir directement pour Tortuguero.
Le 4x4 (loué via Destination Costa Rica) nous a été livré directement sur le parking de l’hôtel quelques heures après notre arrivée. Après un bon petit déjeuner bien consistant à l’hôtel avec le fameux pinto gallo (riz avec haricots rouges), mais aussi tortillas et bons fruits locaux, nous voilà partis!!!
Nous avons décidé un peu au dernier moment de faire un arrêt en route à Bajos del Toro à environ une heure de San José pour y voir une cascade, il y en a plusieurs dans cette région.
Attention, pour accéder à Bajos del Toro, nous avons connu nos premières routes très pentues du Costa Rica, et avons mis les freins de la voiture à rude épreuve dès les premiers kilomètres, en ayant même quelques inquiétudes quant à leur fonctionnement… il faut savoir comment enclencher le frein moteur qui n’est pas automatique sur certaines voitures automatiques, et freiner par à-coups et non en continu, sinon les plaquettes de frein sont d’emblée fichues! (et cela fait partie des exclusions d'assurance...)
Nous avons choisi la « Catara del Toro » car c’était la plus haute (90 mètres), et que la durée de marche pour y accéder était plus courte que pour les Blue Falls. En revanche on ne peut pas s’y baigner contrairement à sa voisine, mais nous n’avions pas de toute façon pas le temps pour la baignade!
Nous accédons à plusieurs belvédères, à travers un petite forêt, cette très haute cascade se déverse dans un cratère naturel. C’était une première immersion bien agréable dans la « jungle » locale!
Nous avons pu y observer nos premiers colibris! Ce ne seront pas les derniers!
Tarif de la visite: Adulte 15$ - Enfant < 12 ans 7,5$ (réduction possible avec la carte Tout Costa Rica - je ne le savais pas!)
Nous étions contents d’avoir pris dans nos valises quelques brownies (oui je pars souvent avec des brownies en voyage à l’étranger pour retrouver un petit goût de chez nous!) qui nous ont permis de tenir encore plusieurs heures sur la route. Il nous fallait rejoindre la Pavona (plus de 3 heures de route) pour y prendre le petit bateau qui nous conduirait à Tortuguero qui n’est accessible que par la rivière!
Les traversées se déroulent à heures fixes, il faut bien se renseigner avant. La dernière traversée est à 16h30, et nous y sommes arrivés juste à 16h!
Il faut laisser la voiture sur des parkings surveillés (ne pas s’arrêter sur les premiers parkings, mais bien arriver aux derniers, les plus proches de l’embarcadère). Il est possible de prendre des valises sur les bateaux, mais il est préférable de ne prendre que le strict nécessaire. Nous avions une valise pour nous quatre pour les deux nuits prévues (notre petite valise pour Tortuguero était déjà prête dès notre départ de France, étant donné que c’était notre première étape pour ne pas avoir à trier les affaires à notre arrivée), le reste des bagages peut rester dans la voiture sans crainte.
Prix du parking: 10000 colónes (20€) par jour
Prix de la traversée: 10000 colónes (20€)/ personne l’aller-retour (il doit y avoir un tarif enfant car nous avons payé 32000 pour 4), penser à prendre l’aller-retour c’est plus avantageux
Tortuguero est un petit village situé au bord de la mer des Caraïbes. Il est situé sur un banc de sable séparé du continent par la rivière Tortuguero. L’accès s’y fait donc en bateau, et notre arrivée en fin de journée, avec le soleil presque couchant, dans ces canaux aux airs d’Amazonie était en soi déjà un beau voyage!
Tortuguero est connue pour accueillir la ponte de quatre espèces de tortues marines et c’est ce qui fait l’attrait de cette destination. Les tortues viennent pondre du mois de juillet au mois d’octobre (avec un pic en août-septembre) et les éclosions ont lieu entre septembre et décembre.
Tortuguero est connue aussi pour ses canaux autour de la forêt qui lui vaut le surnom de petite Amazonie d’Amérique centrale.
Nous avons fait cette sortie en canoë (plutôt en petites barques), j’avais choisi de le faire avec des rames, pour ne pas gêner les animaux et avoir plus de chance d’en voir.
Nous avons fait nos sorties à Tortuguero avec Hugo, guide francophone, ce qui nous a permis d’en apprendre beaucoup plus sur la faune et la flore, et surtout de repérer les animaux que nous n’aurions jamais vus seuls. Cette première sortie en canoë nous a permis de voir notre premier paresseux (avec jumelles), des oiseaux, un caïman, des iguanes, des singes araignées, tout en échappant à la pluie!
L’entrée pour le parc national de Tortuguero est payante, donne accès aux canaux, mais aussi au sentier du Jaguar qui longe le village. Sur ce sentier, nous avons pu apercevoir nos première grenouilles « blue jeans », rouges avec les pattes bleues. Nous n’avons pas terminé le sentier (encore fatigués du décalage horaire), mais avons appris plus tard qu’il était possible d’y voir des toucans, singes, et agoutis.
Ce sentier est assez boueux en saison verte, certains louent des bottes de pluie aux abords du sentier!
Le soir même, était prévue notre sortie tortues. Cette sortie est obligatoirement encadrée par un guide certifié. Cette sortie dure deux heures, et il y a deux horaires de départ, 20h et 22h. Les guides doivent acheter les entrées plus tôt en journée, et il y a un système de « loterie » pour déterminer l’heure. Nous avons eu la chance de pouvoir sortir à 20h. Avec le décalage horaire le deuxième créneau aurait été bien plus difficile pour nous!
Nous nous sommes donc rendus la nuit tombée proche de la plage. Des « rangers » sont déjà sur place pour repérer les éventuelles tortues (nous étions en début de saison), si une tortue est repérée, ils attendent qu’elle mette en route le processus de ponte, c’est à dire qu’elle nettoie l’espace où elle va pondre (cela prendra une vingtaine de minutes), puis qu’elle creuse le nid, ce qui prend aussi plus de 40 minutes (ce qui demande pas mal de patience et qui explique la durée de cette sortie nocturne), puis lorsqu’elle commence à pondre, alors on peut aller l’observer car on ne la dérangera plus (c’est ce que l’on nous a expliqué!) car elle rentre dans un état de « transe » où la ponte ne s’arrêtera plus même en notre présence. Elle pondra jusqu’à 200 œufs. Nous avons eu la chance de pouvoir assister à ce moment-là et voir les œufs tomber dans le nid, un moment unique très émouvant à partager… Nous avons ensuite pu la voir commencer à recouvrir son nid pour protéger les œufs. Cette étape lui demande aussi une bonne trentaine de minutes, ce n’est qu’ensuite qu’elle retournera à l’eau. Certaines personnes assistent donc à ce retour en mer plutôt que la ponte selon l’heure de visite et le moment où la tortue a pondu.
Nous avons pu observer cette tortue verte, qui mesurait environ 1 mètre pour 150kg!
Toutes les lumières son interdites (et photos interdites), les guides ont des lumières rouges pour ne pas les perturber. Il est préférable également d’être habillé en vêtements foncés.
Adresses testées durant notre séjour à Tortuguero et toutes approuvées:
- le soda Mi Niño, où nous avons mangé notre premier « casado » le plat typique costaricien avec riz, haricots rouges, bananes plantain et accompagné de viande, poulet, légumes ou poisson. Ninette y a mangé de très bons patacones (galettes frites de bananes plantain) avec guacamole
- le soda Oasis, où nous avons goûté des nachos, tortillas
- le restaurant El Patio, en bord de rivière, avec une ambiance caribéenne, et un super bon poulet caribéen!
Notre logement Etablissement H&L:
Nous avons logé chez notre guide, Hugo, dans l’hébergement qu’il propose chez lui, une chambre confortable climatisée. Nous n’avions pas d’eau chaude au moment où nous y étions, mais avec la chaleur ambiante cela n’a pas été vraiment un problème. Le petit déjeuner était correct avec des œufs et des fruits frais, mais j’ai été un peu déçue de l’accueil, je pensais qu’en choisissant de loger chez notre guide francophone, nous aurions plus d’intéractions. Les sorties avec Hugo étaient très enrichissantes, mais finalement loger chez lui ne nous a pas apporté plus.
Prix des excursions:
- tour en canoë de 3 heures: 30$/personne (hors taxe)
- sortie nocturne tortues: 35$/personne (hors taxe)
Entrée parc national Tortuguero (à acheter sur le site SINAC): Adulte 15$ enfant 5$
Se rendre à Tortuguero n’est pas facile, mais cela vaut vraiment le détour, notamment en période de ponte des tortues, nous sommes revenus ravis de cette destination et de ce premier contact avec la faune locale.
Certains hôtels notamment les resorts se situent en dehors du village et nécessitent des navettes fluviales pour rejoindre le village (ce qui n'est pas pratique si l'on veut manger dans le village le soir). J'avais donc privilégié un logement proche du centre du village.
Loger dans le village prend un caractère assez authentique car nous vivons au milieux des locaux, et des petites baraques colorées, faites de bric et de broc, dans ces petites ruelles parfois boueuses! Une expérience unique!
Nous quittons Tortuguero sous une pluie torrentielle et estimons la chance que nous avons eu jusque là avec la météo. Attention aux horaires des navettes fluviales retour pour ne pas avoir à trop attendre. Le trajet vers la Fortuna nous aura pris environ 4 heures, par des routes en bon état, et des autoroutes.
La Fortuna est située dans la région d’Alajuela à l’ouest de San José. Elle est connue pour sa proximité du volcan Arenal. Le volcan est toujours actif, il n’est donc pas possible d’en faire l’ascension. La dernière éruption date de 2010.
Mais de nombreux sentiers (payants) sont aménagés autour pour pouvoir l’observer: le parc national Arenal, le mirador El Silencio, les sentiers de l’Obervatory , l’Arenal 1968.
Nous avons eu la chance de le voir le jour de notre arrivée, car il s’est ensuite caché derrière les nuages le reste de notre séjour.
Je n’avais pas prévu réellement nos excursions à l’avance, mais j'avais dans l'idée de visiter le Mistico parc avec ses ponts suspendus pour cette expérience unique dans la forêt au niveau de sa canopée.
Après notre expérience guidée à Tortuguero, nous avons pensé préférable de nous faire guider aussi dans ce parc pour pouvoir avoir la possibilité d’observer la faune que nous ne repérerions pas seuls. Nous avons donc fait appel à Téo, un guide francophone qui m’a été conseillé par Tout Costa Rica.
Cette visite guidée nous a permis d’en apprendre beaucoup plus sur la flore et la faune locale, et d’apprécier tout ce que pouvait nous apporter la forêt de ce parc, sans uniquement passer de pont en pont, ce que nous aurions fait si nous avions été seuls!
Le parc possède un total de 16 ponts dont 6 suspendus, avec un culminant à plus de 55 mètres, ce qui permet d’observer la canopée, une expérience unique. Il fait partie des plus beaux parcs de ponts suspendus du Costa Rica.
Nous avons pu y observer des grenouilles (et tout le cycle de la grenouille depuis les œufs - les cours de SVT prennent ici tout leur sens pour les enfants!), des singes hurleurs, des fourmis coupe-feuille à l’œuvre, des abeilles Mariola (sans dard) qui produisent un miel très recherché et établissent leur colonie dans les troncs d’arbre, des oiseaux dont le Motmot, une petite vipère…
Les sentiers sont très balisés et l’endroit très touristique, mais en débutant tôt le matin, il n’y a avait pas tant de monde.
Prix de l’entrée Mistico Arenal Hanging Bridges Park: Adulte 32$ Enfant 11-18 ans 21$ (hors taxes) (réduction de -20% avec la carte Tout Costa Rica)
Prix du guide: 95$ pour les 3h
Le soir, j’avais réservé une sortie nocturne avec Michael Barrantes, découvert sur Facebook dans les groupes de voyageurs. Michael est un passionné d’animaux et de photos. Cette visite nocturne dans une réserve privée a juste été exceptionnelle. Nous avons en plus eu la chance d’être juste nous 4 ce soir là avec lui.
Il était à l’affût de tous les bruits d’animaux, les cris de grenouilles qu’il savait reconnaître et localiser, pour trouver une toute petite grenouille sous un feuille… impressionnant!!!
Nous avons beaucoup appris avec lui ce soir là, et avons pu observer différents grenouilles, l’emblématique du Costa Rica aux yeux rouges, mais aussi la grenouille caïman, la grenouille transparente.
Nous avons pu voir la vipère à cils, mais aussi une vipère fluorescente.
Credit photo: Michael Barrantes pour les grenouilles et serpents très bien équipé pour la photo, et qui a partagé avec nous les photos de notre sortie!
Nous avons pu voir un raton laveur à notre arrivée, mais aussi un toucan et un porc-épic dans un arbre! (Mais il nous tournait le dos)
Je recommande ce type de visite nocturne, qui permet d’observer les animaux que l’on ne verrait pas de jour mais qui contribue aussi à la préservation de ce type de réserve. Nous avons encore eu de la chance avec la pluie qui s’est arrêtée de tomber juste au début de notre visite!
Prix de la sortie comprenant l’entrée dans la réserve: 150$
Notre logement à la Fortuna: un Airbnb (j’avais cherché un logement entre le centre-ville trop touristique à mon goût et le parc des ponts suspendus pour que le trajet matinal ne soit pas trop long), j’avais déniché une jolie « tiny house » avec filet suspendu que les enfants ont adoré pour se reposer pour lire et jouer et un jacuzzi, ce qui nous a permis de nous délasser après nos visites…
J’avais initialement réservé au Arenal Observatory lodge pour être sur place pour la visite des sentiers de l’hôtel, mais les chambres n’avaient pas l’air confortables pour un coût plus élevé, et j’ai finalement bien fait de changer d’avis car l’absence de visibilité sur le volcan les jours où nous y étions ne nous aurait pas permis de profiter des sentiers de cet hôtel…
Nous quittons La Fortuna pour rejoindre Monteverde, située à l’ouest du Costa Rica en région montagneuse.
Pour couper la route, j’avais prévu un arrêt dans une exploitation de chocolat la finca La Amistad, située proche du parc national du Tenorio et du fameux Rio Celeste.
Ce parc est connu pour sa cascade se jetant dans le Rio Celeste d’une couleur bleue turquoise. Or en saison de pluies il est fréquent que l’eau soit plutôt boueuse que d’un bleu céleste! Nous n’avons pas pris le risque d’être déçus...
La finca La Amistad est une exploitation de cacaoyers (environ 30 variétés de cacao fin) qui produit localement du chocolat distribué au Costa Rica (nous avons retrouvé leurs tablettes de chocolat à chacune de nos étapes par la suite du voyage) et qui exporte dans le monde entier ses fèves de cacao séchées.
La propriété a développé aussi un service d’hôtellerie, mais elle me semble assez excentrée pour être un bon lieu de logement. En effet, il faut suivre une piste de terre durant les 20 dernières minutes, ce qui ne me semble pas être la meilleure solution lorsque l’on doit prendre la voiture plusieurs fois par jour.
Plusieurs « tours de chocolat » sont proposés, la visite seule de l’exploitation, l’atelier fabrication du chocolat, nous avons choisi de suivre les deux!
Notre visite a donc débuté vers 8h30, par des explications sur les plantations de cacaoyers, les greffes pratiquées pour obtenir les meilleurs variétés possibles. Nous avons vu les arbres, les fleurs, et les cabosses à différents stades de maturation.
Le seul pollinisateur de la fleur de cacaoyer est le moustique! Vous voyez où je veux en venir, prévoyez le répulsif!!! Nous ne le savions pas et les garçons qui étaient en short en ont fait les frais!
La fleur met environ 6 mois pour donner un fruit. Mais il existe des fruits à différents degrés de maturité sur un même arbre, la récolte est donc continue tout au long de l’année. Elle s’effectue à la main, tout comme l’ouverture des cabosses qui reste manuelle à ce jour.
Nous avons pu goûter la fève fraîche, en fait son mucilage (la pulpe qui est autour) qui a un goût proche du lychee.
Ensuite vient l’étape de la fermentation, qui dure 7 jours, dans des bacs en bois de laurier.
Puis vient l’étape du séchage, qui se fait à la main sous ces serres durant plusieurs semaines.
Nous passons ensuite à la fabrication du chocolat!
1e étape: faire torréfier les fèves de cacao, nous l’avons fait sur un feu de bois.
2e Étape: retirer la petite peau, grâce à une machine, qui va concasser les fèves
3e étape: séparer la petite peau du grué de cacao, grâce à ce gros ventilateur
4e étape: préparer la pâte de cacao grâce à ce moulin
5e étape: le conchage, il s’agit de mélanger pendant 24 heures cette pâte de cacao, à laquelle on ajoute du beurre de cacao et du sucre.
6e étape: le tempérage que nous avons fait manuellement, en plongeant le cacao au bain marie dans de l’eau glacée, puis de l’eau chaude.
C’était une activité très intéressante, et la seule que j’ai trouvée où l’on fabrique réellement le chocolat. Les autres « tours » autour du chocolat proposés consistent souvent en une visite explicative finissant par une dégustation de chocolat ou chocolat chaud. Je trouvais intéressant de suivre cet atelier pour nous, gourmands de chocolat, et effectivement à présent lorsque nous mangerons notre carré de chocolat quotidien, nous nous rappellerons le travail que cela aura demandé avant qu’il n’arrive en tablette!
Prix du tour complet chocolat: 50$/personne (ce prix inclus les 15 tablettes de chocolat avec lesquelles nous sommes repartis! Ces tablettes sont habituellement vendues entre 8 et 10 $)
Monteverde est située au nord ouest du Costa Rica, dans la province de Puntarenas, dans une région montagneuse. L’altitude permet de perdre quelques degrés (une petite veste est bienvenue en soirée)! Quand on parle de Monteverde, on parle en réalité de la région de Monteverde, qui comprend la ville touristique de Santa Elena, et plus au sud la ville de Monteverde. Cette région est célèbre et touristique pour ses forêts de nuages, en effet, on y trouve des forêts tropicales humides, souvent dans le brouillard, avec des nuages accrochés aux cimes des arbres, d’où le nom de « cloud Forest ».
Outre ses forêts de nuages, cette région est aussi connue pour ses plantations de café.
Elle est aussi renommée pour pouvoir y rencontrer le fameux quetzal resplendissant, oiseau emblématique du Costa Rica, endémique d’Amérique centrale, et présent dans cette région. Il est possible aussi de l'observer dans la région de San Gerardo de Dota (région montagneuse à 3 heures de route au sud de San Jose). La meilleure période pour l’observer se situe entre mars et mai-juin (sa période de reproduction). On le reconnaît à sa poitrine rouge vif et son plumage vert émeraude. A Monteverde, il est visible dans la réserve de Monteverde et celle de Curi Cancha.
Notre première journée sera consacrée aux tyroliennes du parc Selvatura. J’ai choisi ce parc car c’est celui qui proposait le plus grand nombre de tyroliennes (13 au total) avec une tyrolienne d’un kilomètre, qui passe au dessus de la forêt de nuages, une expérience unique et exceptionnelle. Notre session s’est terminée sous la pluie, mais malgré cela l’expérience était fantastique! A présent les accrobranches n’auront plus la même saveur!
Tarifs: enfants 4-11 ans: 56$, 12-18 ans: 72$, >19 ans: 80$ (réduction de -25% avec la carte Tout Costa Rica), et pour faire la dernière tyrolienne en position "superman" c'est encore en supplément (nous ne l'avons pas fait)
L’après-midi a été consacrée aux lessives dans notre maison de location (pratique pour le reste du séjour), et détente dans le jacuzzi avec vue!
Pour notre deuxième journée à Monteverde, nous avons choisi la réserve de Curi Cancha pour plusieurs raisons. La réserve de Monteverde semble très touristique, et nous avons tendance à plutôt fuir la foule… La réserve de Santa Elena semble beaucoup plus calme mais la faune visible moins abordable seuls.
Pour la réserve de Curi Cancha, la carte Tout Costa Rica permet d’obtenir une réduction. Nous avons donc fait notre choix ainsi. Après plusieurs visites guidées, nous nous sentions prêts pour essayer de repérer seuls la faune de cette réserve!
Cette réserve est connue surtout par les ornithologues, on y trouve plusieurs espèces d’oiseaux, dont le fameux quetzal resplendissant, mais aussi l’Araponga tricaronculé (que l’on a surnommé l’oiseau à moustaches!).
Le secret pour pouvoir observer le maximum de faune est de débuter tôt sa visite, dès l’ouverture. Nous y étions à 7 heures! Nous avons commencé par le sentier Ficus, j’avais lu que c’était celui où on avait le plus de chance de voir des animaux, cela s’est confirmé pour nous. Les oiseaux sont repérables à leurs chants, mais cela n’est pas toujours évident de bien les localiser. Il faut être patients, observateurs, et prendre le temps de rester plusieurs minutes au même endroit, écouter, regarder les branches bouger. C’est ainsi que nous avons repéré dans un premier temps les singes araignées (américain spider monkeys).
Et puis en attendant des bruits dans les fourrés, nous découvrons notre premier agouti (mignon rongeur cousin du cabybara).
Nous sommes tombés aussi par hasard sur toute une famille de coatis. Nous étions quasiment seuls dans ce sentier ce matin-là…
Nous avons nous-mêmes repérés des oiseaux, un motmot, une Pénélope panachée et ses petits.
Grâce à un attroupement autour d’un guide, nous avons pu nous aussi observer le fameux quetzal resplendissant au travers de nos jumelles, il était au niveau de la cime d’un arbre donc assez loin mais quelle émotion!
Les indications du guide nous ont permis de trouver enfin l’Araponga que nous cherchions depuis le début de notre visite à son cri. Quelle chance d’enfin l'observer, avec sa femelle sur la même branche (a priori très rare d'avoir le couple d’après d’autres guides rencontrés plus tard).
Je ne peux donc que vous conseiller la réserve de Curi Cancha à Monteverde!
Prix d’entrée: Adultes 25$ enfants jusqu’à 20 ans 15$ (réduction de -15%)
Petit conseil: un guide francophone que j’avais noté sur les réseaux, Rafael Elizondo si vous préférez être guidés.
Notre logement à Monteverde, le Nest Chalet, une maison louée sur Booking sur les hauteurs de Monteverde avec un panorama et coucher de soleil magnifique sur le lac Arenal, avec un gros plus le jacuzzi chauffé sur la terrasse très appréciable avec les températures plus fraîches en soirée.
Les restaurants que nous avons testés:
- Tico et Rico, restaurant des propriétaires du chalet, bien mais sans plus.
- Stella’s Monteverde où nous avons pris deux petits déjeuners, assez coûteux mais très bon petit déjeuner typique
- La Cuchara de la Abuela: très bonne adresse! un petit soda, avec des plats typiques (Casados, empanadas, tortillas, fajitas) à prix corrects, se trouve en face d’un glacier artisanal (très bonnes glaces) et du fameux "Café Monteverde", qui propose des tours et des dégustations de café.
- The Jungle: bonne cuisine, mais très mauvais rapport qualité prix
Nous quittons les montagnes, pour rejoindre la plage de Samara. Samara est une petite station balnéaire de la côte Pacifique Nord. je l’ai choisie pour son côté un peu plus authentique que d’autres stations comme Tamarindo, réputée pour le surf, mais très américanisée, avec beaucoup de constructions en bord de mer, ou même Nicoya, qui semblait plus touristique.
En effet, le centre-ville de Samara est assez réduit, et les écoles de surf sont alignées en bord de plage. Nous y sommes allés dans le but de pouvoir en faire (les garçons) mais les conditions n’étaient pas vraiment idéales avec des vagues de type « short break », je n’y connais rien en surf, mais j’ai compris qu’elles cassaient trop près de la plage… De toute façon cela nous a permis de faire une belle pause en milieu de parcours, un peu de farniente pour se remettre de nos premiers jours assez intenses en visites et activités!
Près de Samara (à 45 minutes de route) se trouve un refuge pour aras, le Macao Recovery Network, qui protège et réintroduit les aras rouges (Scarlet Macaw) et verts (Green Macaw) lui en voie de disparation dans leurs régions de prédilection. Une visite très intéressante, qui nous a permis d’en apprendre beaucoup plus sur ce magnifique oiseau coloré.
Il existe deux horaires de visite 7h30 ou 16h qui sont les heures de nourrissage, afin de pouvoir les observer.
Tarif: Adultes: 25$, <16 ans: 12$ c'est aussi une forme de don pour l'association et la préservation de l'espèce.
Notre logement à Samara: j’avais prévu de louer une maison en Airbnb, mais j’ai annulé quand j’ai trouvé ce petit hôtel le Bahia Front Beach, en front de mer, les pieds dans le sable. Il s’avère que c’est un des meilleurs restaurants de la ville, et c’était vraiment un super emplacement, un peu en retrait de la plage principale de Samara, où seules les personnes qui marchent un peu se rendent. Les meilleurs petits dej’ que nous ayons eu au Costa Rica, vraiment une super adresse!
Nous avons tout de même testé deux restaurants durant notre séjour:
- le BBQ Burger dans le complexe de restaurants du centre-ville, le restaurant venait d’ouvrir, de bons burgers, à prix correct
- Les glaces "Pops": une franchise au Costa Rica, des glaces industrielles bien sucrées mais qui sont gourmandes et permettent de se rafraîchir quand la chaleur est écrasante
- le Samara wok: un fond truck sur le bord de la route, très bons woks, avec des propositions variées, pad thaï, nouilles yakisoba… mais un prix exorbitant pour manger au bord de la route (80$ pour 4 plats+ 4 boissons)
Après cette pause à la plage bien appréciée, nous descendons la côte Pacifique plus au sud, pour un arrêt au parc national de Manuel Antonio. Ce parc est LE parc le plus touristique du Costa Rica, un peu le Disneyland des parcs nationaux. J’ai beaucoup hésité à le mettre sur notre trajet, mais les animaux y semblaient tellement visibles d’après les avis trouvés sur internet, je voulais que nous puissions nous faire notre propre avis.
Nous avions partagé notre visite des ponts suspendus avec une famille française, qui nous avait dit l’avoir visité sans guide, comme cela est souvent conseillé pour ce parc, et n’avoir pas vu énormément d’animaux, ils n’avaient notamment pas vu de paresseux.
Le paresseux est l’animal que nous voulions absolument voir à ce stade de notre voyage, car nous ne l’avions vu qu’une seule fois à Tortuguero avec les jumelles, il était assez loin.
J’ai donc réservé une visite guidée avec Greg Nature Tour, un super guide naturaliste, pour maximiser nos chances!
Effectivement prendre les services d’un guide change encore une fois complètement les choses, Greg nous a permis de faire un tour à l’envers, loin de la foule, et de repérer les animaux, dont le paresseux, que nous n’aurions jamais trouvé seul. En effet, on trouve parfois des attroupements de personnes autour d’un guide, qui montre quelque chose avec sa lunette grossissante, mais il n’est pas toujours évident de savoir quoi, ni de savoir où exactement regarder, et de repérer l’animal avec nos jumelles.
Nous avons pu observer colibris, crabes, singes écureuil, singes capucins, tortues, lézard Jesus Christ, Lézard casqué, iguanes, agoutis…
Nous avons pu observer « notre » paresseux durant de longues minutes loin de la foule. Cet animal n’est clairement pas facile à trouver!
Dans le parc se trouvent plusieurs plages de sables blancs, certains disent les plus belles du Costa Rica… En effet, certains Costariciens viennent seulement dans le parc pour s’y baigner, il est donc possible après la visite du parc de profiter des plages jusqu’à la fermeture (16h). Nous avions prévu les maillots, mais après nos 6 heures de marche depuis le matin, les enfants préféraient rentrer à l’hôtel se reposer à la piscine (il y avait en plus la finale de la Coupe du monde de football à voir!)
Tout dépend à quel moment de votre road trip se situera ce parc si vous le visiter lors de votre voyage, mais si vous êtes en recherche particulière d’animaux, je ne peux que vous conseiller cette visite guidée avec Greg!
Prix de la visite: 30$ pour adultes; 25$ pour les moins de 15 ans
Prix de l’entrée au parc national: 16$ pour adultes; 5$ pour les 12 ans et moins
Attention le parc est fermé tous les mardis.
Notre logement: l’hôtel Espadillas que j’ai choisi pour sa proximité du parc (5 minutes à pieds), pratique pour s’y rendre tôt le matin, mais aussi pour échapper aux arnaques aux parkings que l’on trouve lorsque l’on arrive aux abords du parc. Les touristes sont avertis qu’il ne faut pas s’arrêter aux premières personnes qui semblent être des « officiels » et qui vous incitent à vous garer dans des parkings éloignés avec des prix non officiels… même en étant au courant de l'arnaque, de nombreuses personnes semblent se faire avoir… nous avons donc laissé notre voiture garée à l’hôtel, hyper pratique. L’hôtel était super, avec un restaurant onéreux mais avec des plats servis de très bonne qualité, il donnait sur la forêt où nous pouvions entendre les singes hurleurs, une impression de vivre dans le film King Kong!
Nous avons testé le restaurant El Avion, connu pour être construit autour d’une carcasse d’avion. La vue sur la baie est très belle, on voit des singes depuis la terrasse. Les plats étaient tout de même correct, les prix assez chers, mais comme partout au Costa Rica.
Les alentours de ce parc Manuel Antonio sont ultra touristiques, américanisés et ce n’est pas le Costa Rica que nous préférons, mais la visite du parc valait cet arrêt.
Après cette étape consacrée uniquement à la visite du parc Manuel Antonio, nous descendons encore plus au sud côté Pacifique pour rejoindre la péninsule de Osa et Bahia Drake, notre dernière étape du voyage.
Bahia Drake se mérite, il y a plusieurs façon de rejoindre cette petite ville du Pacifique Sud, soit en bateau depuis Puerto Jimenez, mais dans ce cas, un peu comme à Tortuguero, il faudra faire un tri des bagages et en laisser dans la voiture, car l’arrivée du bateau se fait les pieds dans l'eau!
Ou en voiture comme nous, mais la dernière heure de voyage se fait sur une piste de terre, avec des virages, pieds de poule et des descentes-montées. Mon estomac a eu du mal à s’en remettre! En revanche, je craignais cette portion de route pour les passages à gué de rivière, comme j’avais pu lire sur certains blogs, mais à présent des ponts ont été construits et il n’y a plus de passage à gué.
Cette région est vraiment la partie la plus sauvage et encore très préservée du Costa Rica, une impression de bout du monde à notre arrivée.
Le lendemain de notre arrivée, nous avons fait une sortie snorkelling sur une petite île en face de Bahia Drake, nommée Isla Caño. Nous sommes passés par l’agence Pachenco tour, tenue par notre hôte Air Bnb.
Faire du snorkelling à cette période de l’année (saison des pluies) peut être parfois décevant car la visibilité est plus ou moins bonne selon la pluie et les courants.
Nous avons eu de la chance, et avons eu une plutôt bonne visibilité, nous avons pu voir une raie manta, des requins à pointe blanche et des tortues marines (un première pour nous), ainsi que de multiples poissons multicolores, fluorescents, des bancs de poissons.
Malgré mon mal de mer à cause du courant et du roulis des vagues, cette sortie a été une réussite!
Tarif de la sortie: 80$/personne (prix remisé car nous avions déjà réservé le Corcovado avec la même agence - les prix sont aux alentours de 110$) la sortie dure 6h environ, avec deux spots de snorkelling, de 45 minutes, une pause sur Isla Caño où il est possible de marcher jusqu’à un mirador, ainsi qu’une pause fruits et le lunch qui est inclus (des pizzas le jour de notre visite)
La raison de notre venue dans cette région était la visite du parc national du Corcovado, zone protégée et préservée de 42000 hectares, qui regroupe à elle seule 5% de la biodiversité mondiale!
Plusieurs entrées sont possibles pour ce parc, les deux plus visitées sont la Sirena (à 1h15 de bateau depuis Bahia Drake), et San Pedrillo (à 40 minutes de bateau de Bahia Drake).
La Sirena est réputée pour la faune que l’on peut y trouver, c’est une forêt secondaire.
San Pedrillo est une forêt primaire, il y a donc moins d’animaux, même si on tend à en voir de plus en plus, mais on peut y croiser le puma!
Les entrées dans le parc du Corcovado sont contingentées chaque jour, et nous avons dû changer mes plans initiaux et rentrer par la station San Pedrillo, car les entrées par la Sirena étaient toutes vendues au moment où j’ai voulu réserver (un mois à l’avance en « basse saison »). Finalement de nouvelles entrées ont été mises en vente pour la Sirena quelques jours avant notre arrivée, mais nous n’avons pas voulu perdre nos premiers billets.
Nous voilà donc partis à 5h50 en bateau pour la station San Pedrillo. Notre guide Keller nous donne beaucoup d’explications sur le parc, sur sa famille d’orpailleurs qui vivait ici avant que les populations soient relogées en dehors du parc lorsqu’il a été décrété parc national.
Il avait beaucoup plu la veille de notre visite, et les sentiers bien boueux!
Nous avons suivi deux sentiers, le sentier Marco Reyes, où nous avons pu finalement voir pas mal d’animaux dont le tapir!
Nous avons ensuite suivi le sentier qui mène à la cascade, avec ce passage de la rivière, et cette balade dans cette forêt tropicale humide primaire, ces arbres centenaires, l’environnement était magnifique, c’est la forêt que j’ai préférée au Costa Rica, avec la rivière qui coulait en fond sonore. Une immersion dans l’immensité de la nature, avec tout ce qu’elle peut nous apporter de verdoyant. J’ai adoré cette balade.
Nous avons vu de nombreux aras rouges, des singes hurleurs, des singes capucins, des crocodiles. Mais c'est surtout cette immersion en forêt primaire qui pour moi change des autres paysages déjà vus.
C'est dans cet environnement plus sauvage que s'est terminé notre périple au Costa Rica. Je pense qu'il était préférable de le faire dans ce sens, en terminant par la partie plus préservée du Costa Rica! J'ai volontairement "shuntée" la côte caraïbes qui en cette saison des pluies est plus touchée habituellement par le mauvais temps.
Prix de l'excursion guidée au parc Corcovado: 110$/personne (entrée du parc incluse)
Notre logement à Bahia Drake: un air Bnb, la Villa Pacheco, idéalement située proche de la plage et du point de rdv des excursions. Un appartement à l'étage de la maison de notre hôte, avec colibris, singes, et autres oiseaux visibles depuis la terrasse!
Bravo si vous êtes arrivés au terme de ce trèèès long article! J'espère qu'il vous aura permis de vous donner une belle idée de la richesse du Costa Rica, et de préparer un éventuel futur voyage, c'est surtout pour cela que je continue à partager nos périples, car c'est grâce aux blogs que je préparer moi aussi les nôtres!
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Voyage réalisé en juillet 2026